En allant à l’école, le matin, Charlie pouvait voir les grandes tablettes de chocolat empilées dans les vitrines. Alors, il s’arrêtait, les yeux écarquillés, le nez collé à la vitre, la bouche pleine de salive. Plusieurs fois par jour, il pouvait voir les autres enfants tirer de leurs poches des bâtons de chocolat pour les croquer goulûment. Ce qui, naturellement, était pour lui une véritable torture. [...] Le soir, après avoir mangé sa soupe aux choux noyée d’eau, Charlie allait toujours dans la chambre de ses quatre grands-parents pour écouter leurs histoires, et pour leur souhaiter bonne nuit. Chacun d’eux avait plus de quatre-vingt-dix ans. Ils étaient fripés comme des pruneaux secs, ossus comme des squelettes et, toute la journée, jusqu’à l’apparition de Charlie, ils se pelotonnaient dans leur lit, deux de chaque côté, coiffés de bonnets de nuit qui leur tenaient chaud, passant le temps à ne rien faire. Mais dès qu’ils entendaient la porte s’ouvrir, puis la voix du petit Charlie qui disait : «Bonsoir, grand-papa Joe et grand-maman Joséphine, bonsoir grand-papa Georges et grand-maman Georgina», tous les quatre se dressaient dans leur lit, leurs vieilles figures ridées lui souriaient, illuminées de plaisir – et ils commençaient à lui raconter des histoires car ils aimaient beaucoup le petit garçon. Il était leur seule joie et, toute la journée, ils attendaient impatiemment l’heure de sa visite. Souvent, ses parents l’accompagnaient et, debout dans l’encadrement de la porte, ils écoutaient les histoires des grands-parents ; ainsi, chaque soir, pendant une demi-heure environ, la chambre devenait un endroit joyeux et toute la famille oubliait la faim et la misère. Les questions 1. Est-ce que la famille de Charlie est grande et riche? 2. Pourquoi Charlie n'achète pas les tabelettes de chocolat? 3. Quelles sont les relations entre Charlie et ses grands-parents? Justifiez votre réponse. 4. Comment la famille passait les soirées? 5. Croyez - vous que les grands - parents aimaient les visites de Charlie? Pourquoi?
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En allant à l’école, le matin, Charlie pouvait voir les grandes tablettes de chocolat empilées dans les vitrines. Alors, il s’arrêtait, les yeux écarquillés, le nez collé à la vitre, la bouche pleine de salive. Plusieurs fois par jour, il pouvait voir les autres enfants tirer de leurs poches des bâtons de chocolat pour les croquer goulûment. Ce qui, naturellement, était pour lui une véritable torture.

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Le soir, après avoir mangé sa soupe aux choux noyée d’eau, Charlie allait toujours dans la chambre de ses quatre grands-parents pour écouter leurs histoires, et pour leur souhaiter bonne nuit.
Chacun d’eux avait plus de quatre-vingt-dix ans. Ils étaient fripés comme des pruneaux secs, ossus comme des squelettes et, toute la journée, jusqu’à l’apparition de Charlie, ils se pelotonnaient dans leur lit, deux de chaque côté, coiffés de bonnets de nuit qui leur tenaient chaud, passant le temps à ne rien faire. Mais dès qu’ils entendaient la porte s’ouvrir, puis la voix du petit Charlie qui disait : «Bonsoir, grand-papa Joe et grand-maman Joséphine, bonsoir grand-papa Georges et grand-maman Georgina», tous les quatre se dressaient dans leur lit, leurs vieilles figures ridées lui souriaient, illuminées de plaisir – et ils commençaient à lui raconter des histoires car ils aimaient beaucoup le petit garçon. Il était leur seule joie et, toute la journée, ils attendaient impatiemment l’heure de sa visite. Souvent, ses parents l’accompagnaient et, debout dans l’encadrement de la porte, ils écoutaient les histoires des grands-parents ; ainsi, chaque soir, pendant une demi-heure environ, la chambre devenait un endroit joyeux et toute la famille oubliait la faim et la misère.

Les questions
1. Est-ce que la famille de Charlie est grande et riche?
2. Pourquoi Charlie n'achète pas les tabelettes de chocolat?
3. Quelles sont les relations entre Charlie et ses grands-parents? Justifiez votre réponse.
4. Comment la famille passait les soirées?
5. Croyez - vous que les grands - parents aimaient les visites de Charlie? Pourquoi?